Les épisodes...         

 

 

 

lundi 24 octobre 1966

 

 


Rodney Harrington va voir la fille qui a été trouvé avec le bracelet d'Allison Mackenzie. Hannah Cord interroge Betty au sujet de son témoignage. Mike Rossi s'approche de la vérité concernant la disparition d'Allison...


 

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

19,1 millions de téléspectateurs

soit 30,8 %

 

 

 

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NARRATION : WARNER ANDERSON

Rodney Harrington est souvent venu à l’hôpital de Peyton Place lorsque Allison Mackenzie était près de la mort. La disparition d’Allison reste un mystère complet. Mais en fin de compte, il semble qu’une porte se soit ouverte. Une fille a été emmenée à l’hôpital pour un traitement médical. Une fille qui possède le bracelet qui appartenait à Allison.

 

INTRO

Rodney conduit sa Ford décapotable bleu clair. Il se rend à l’hôpital.

 

 

SCENE 1

L’infirmière en chef Esther Choate est de garde au bureau des renseignements tandis que Rodney entre. Il demande à voir Rachel. Mlle Choate n’est pas d’une aide précieuse pour le jeune homme, elle lui dit que le Dr Rossi a donné des instructions pour qu’elle ne soit pas dérangée. Mlle Choate est bipée et doit se rendre à la chambre 23, ce qui donne l’opportunité à Rodney de regarder dans le registre où se trouve la chambre de Rachel. Elle n’est pas très loin du bureau des renseignements.

 

 

SCENE 2

Dans sa chambre d’hôpital, Rachel (personne ne connaît encore son prénom) se regarde dans un miroir et brosse ses cheveux tandis que Rodney entre. Apeurée, elle lui jette le miroir et la brosse, que Rodney n’arrive pas à esquiver. Elle s’apprête à lui jeter une cruche d’eau alors que le Dr Rossi entre et ordonne à Rodney de partir. Rodney souffre apparemment d’une contusion mineure à la tête.

 

 

SCENE 3

Dans le couloir, le Dr Rossi dit à Rodney de se faire soigner, car il a reçu un joli coup sur la tête. Ils parlent de la jeune fille.

 

 

SCENE 4

Dans la chambre d’Allison, Constance s’entretient avec Elliot de Matthew, puis de la fille que Norman et Rita ont trouvée dans la cabane abandonnée.

 

 

SCENE 5

Hannah se rend à la librairie pour parler avec Betty du procès. (N’oublions pas que Betty travaille pour Constance, prend soin de Matthew et l’aide à la librairie). Hannah dit à la jeune fille que si elle a caché la parenté de Steven, c’était pour protéger ce dernier. Elle ajoute que si elle va témoigner au procès, ce peut être la fin.

 

 

SCENE 6

Elliot va voir le Dr Rossi pour qu’il lui donne la permission de parler avec la jeune inconnue. Le médecin l’informe que Rachel doit bientôt sortir parce qu’elle est en assez bonne santé pour rentrer chez elle. Elliot s’en inquiète parce que si la jeune fille s’en va, l’espoir de retrouver Allison s’évanouit. Mike lui dit que l’hôpital n’est pas une maison d’hôte. Elliot souhaite qu’on injecte à l’inconnue du pentothal pour la faire parler.

 

 

SCENE 7

La jeune fille est dans une chaise roulante, dans le bureau du Dr Rossi. Il examine sa cheville. Il veut lui mettre un poids sur sa jambe pour voir si elle a de la force. Elle lui dit qu’elle a dû mal à se mettre debout. Elle se met à citer une écriture sainte. Mike la complimente pour sa mémoire. Elle lui donne son prénom : Rachel. Elle lui demande pourquoi il l’a fait venir dans son bureau et il lui répond que c’est pour examiner sa cheville. Elle lui donne finalement son nom en entier : Rachel Welles. Elle ajoute qu’elle a 19 ans et qu’elle est née un 19 juillet. Elle poursuit en disant que sa tante Lucy lui a appris à lire et à écrire, ainsi que les bonnes manières. Il lui suggère de l’appeler maintenant, mais Rachel lui dit que sa tante est morte. Le médecin lui dit que le garçon qui est venu dans sa chambre s’appelle Rodney Harrington. Il ajoute que le bracelet qu’elle porte au poignet a appartenu à une fille nommée Allison. « Je ne connais aucune Allison », répond Rachel. Ils parlent ensuite de Rodney et Allison. Elle demande au médecin s’il a une petite amie.

 

 

Dialogues de la scène 7

Rachel est dans une chaise roulante, dans le bureau du Dr Rossi.

 

RACHEL : C’est à propos de moi ?

 

MICHAEL : Mmm ?

 

RACHEL : Ce que vous écrivez, c’est à propos de moi ?

 

MICHAEL : Pourquoi ça ? Non.

 

Michael consulte un livre de médecine.

 

MICHAEL : Voulez-vous bien m’excuser pendant que je me concentre là-dessus ?

 

Mike se lève et dépose un dossier dans son armoire.

 

RACHEL : Terminé ?

 

MICHAEL : Oui. Bien, maintenant, voyons voir cette cheville… Que ressentez-vous ?

 

RACHEL : Une douleur.

 

MICHAEL : Je suppose que ça va être douloureux un petit moment. Maintenant, je voudrai que vous posiez ce poids sur ça.

 

RACHEL : Cela me fait mal lorsque je me lève.

 

MICHAEL : Dans ce cas, je vais vous aider.

 

Mike aide Rachel à se lever.

 

MICHAEL : Très bien, allez. Doucement. Bien. Doucement. Bien. C’est très bien.

 

RACHEL : Pourquoi écrivez-vous tout ?

 

MICHAEL : Pour m’en souvenir.

 

RACHEL : Au début, Dieu créa le ciel et la terre. Et la terre était sans forme et vide. Et l’obscurité avait le visage de la profondeur. Et l’esprit de Dieu s’est élevé à la face des eaux. Je n’ai pas besoin d’écrire ça pour m’en rappeler.

 

MICHAEL : Vous avez une très bonne mémoire.

 

RACHEL : Cela vient de la Bible.

 

MICHAEL : La genèse.

 

RACHEL : Avez-vous lu la Bible ?

 

MICHAEL : Mmm, mmm.

 

RACHEL : Je l’ai lu cinq fois, à chaque fois d’une traite. Mon nom vient de la Bible : Et le labeur avait deux filles ; Et le nom de la plus âgée était Leah ; Et le nom de la plus jeune était Rachel ; Leah avait de la douceur dans les yeux ; Mais Rachel était belle et mise en valeur.

 

MICHAEL : J’ai l’impression que vous avez mémorisée le livre entier.

 

RACHEL : Vous ne voulez pas savoir lequel est mon nom ?

 

MICHAEL (la taquinant) : Leah ?

 

RACHEL (indignée) : Rachel.

 

MICHAEL : Rachel. Rachel comment ?

 

RACHEL : Pourquoi m’avez-vous fait venir ?

 

MICHAEL : Pour examiner votre cheville.

 

RACHEL : Vous auriez pu le faire dans ma chambre.

 

MICHAEL : Oui, je suppose que j’aurais pu. Mais je n’aurais pas été en mesure de remplir ces formulaires. Les avez-vous vus ?

 

RACHEL : Comporte-t-ils des questions ?

 

MICHAEL : Oui.

 

RACHEL : Les gens me posent tous des questions depuis que j’ai l’âge de trois ans.

 

MICHAEL : Et bien, c’est ainsi que les gens fonctionnent.

 

RACHEL : Moi, je n’aime pas ça.

 

MICHAEL : Moi non plus, je n’aime pas ça. Je préfère de loin soigner les patients plutôt que remplir des formulaires. Mais je dois tout consigner sur vous dans le but de vous donner le meilleur traitement possible. Maintenant, vous ne m’avez toujours pas dit votre nom de famille, Rachel.

 

RACHEL : Peut-être que je n’en ai pas.

 

MICHAEL : Vous n’en avez pas ?

 

RACHEL : Non.

 

MICHAEL : Très bien, alors Rachel. Rachel sans nom de famille. Où habitez-vous ?

 

RACHEL : Vous n’avez pas besoin de ce renseignement pour soigner ma jambe.

 

MICHAEL : Non, je suppose que non. Avez-vous déjà eu un accident auparavant ?

 

RACHEL : Non.

 

MICHAEL : Est-ce qu’un de vos parents s’est déjà fait soigné dans cet hôpital ?

 

RACHEL : Je ne sais pas.

 

MICHAEL : Des amies à vous ?

 

RACHEL : Non.

 

MICHAEL : Un petit ami ?

 

RACHEL : Que voulez-vous dire par là ?

 

MICHAEL : Et bien, un ami garçon.

 

RACHEL : Un ami ?

 

MICHAEL : Oui.

 

RACHEL : Je n’ai jamais eu de petit ami.

 

MICHAEL : Et bien, vous en aurez un, un jour.

 

RACHEL : Avez-vous une petite amie ?

 

MICHAEL : Non, je n’en ai pas.

 

RACHEL : Pourquoi ?

 

MICHAEL : Être médecin ne vous laisse pas beaucoup le temps d’avoir une petite amie. Où êtes-vous née ?

 

RACHEL : Je ne sais pas.

 

MICHAEL : Quel âge avez-vous ?

 

RACHEL : 19. 18 ou 19.

 

MICHAEL : A quelle date tombe votre anniversaire ?

 

RACHEL : Le 19 juillet.

 

MICHAEL : Dans quelle école êtes-vous allée ?

 

RACHEL : Je ne suis pas allée à l’école.

 

MICHAEL : Bon, alors où avez-vous appris à lire ?

 

RACHEL : Vous ne voulez pas savoir pourquoi je ne suis pas allée à l’école ?

 

MICHAEL : Vous voulez me dire pourquoi ?

 

RACHEL : Ma tante m’a appris à lire et écrire. Ainsi que les bonnes manières.

 

MICHAEL : Votre tante. Ce doit être une femme très intelligente. Passiez-vous beaucoup de temps avec elle ?

 

RACHEL : Oui.

 

MICHAEL : Et bien, ça m’a l’air d’une femme qui a bien pris soin de vous.

 

Mike saisit le téléphone.

 

MICHAEL : Pourquoi ne l’appelez-vous pas pour lui dire où vous êtes ?

 

RACHEL : Je ne peux pas l’appeler.

 

MICHAEL : Pourquoi ?

 

RACHEL : Elle est morte.

 

MICHAEL : D’accord. Mlle Rachel, sans nom de famille, 18 ou 19 ans, j’arrête de tourner autour du pot. Il y a une raison très spéciale pour laquelle je veux en savoir plus sur vous. C’est la même raison qui a poussé Mr Carson à vous poser toutes ses questions l’autre jour. Et c’est la même raison qui a poussé ce jeune garçon à venir vous voir dans votre chambre ce matin.

 

RACHEL : Qui était-ce ?

 

MICHAEL : Il s’appelle Rodney Harrington.

 

RACHEL : Il voulait me faire du mal.

 

MICHAEL : Il ne vous voulait aucun mal, il voulait vous parler.

 

RACHEL : Il voulait me faire du mal. Je l’ai vu sur son visage.

 

MICHAEL : Ce que vous avez vu sur son visage était de la colère et de la frustration parce que vous n’aviez répondu à aucunes questions importantes… Maintenant, lorsque Norman et Rita vous ont trouvé dans la cabane…

 

RACHEL : Ils ne m’ont pas trouvé. Je n’étais pas perdue.

 

MICHAEL : Très bien. Lorsque Norman et Rita vous ont rencontré la première fois, vous aviez un bracelet.

 

RACHEL : Il était à moi et vous n’aviez aucun droit de me le prendre.

 

MICHAEL : Ce bracelet appartenait à une autre jeune femme, une fille qui a disparu depuis plusieurs semaines. Elle s’appelait Allison.

 

RACHEL : Je ne connais aucune fille du nom d’Allison.

 

Rachel ouvre la porte et « roule » dans le couloir.

 

MICHAEL : Rachel. Rachel.

 

Mike parvient à la rattraper. Il la suit tout en parlant.

 

MICHAEL : Allison est une personne très spéciale et elle avait des problèmes.

 

RACHEL : Et bien, si elle a tant de problèmes, pourquoi n’allez-vous l’aider au lieu de me poser toutes ces questions ?

 

MICHAEL : Parce que dans un certain sens, vous êtes spéciale, vous aussi.

 

RACHEL : Pourquoi ? Parce que j’ai un bracelet qui ressemble au sien ?

 

MICHAEL : Rachel, ce bracelet est le même bracelet.

 

RACHEL : Comment le savez-vous ?

 

MICHAEL : Parce que Mr Carson est le père d’Allison, et il le lui a donné.

 

RACHEL : Est-ce qu’il l’aime ?

 

MICHAEL : Pourquoi ? Oui, bien sûr. Pourquoi ?

 

RACHEL : Je ne sais pas. Je me posais simplement la question.

 

MICHAEL : Rachel, comment avez-vous eu ce bracelet ?

 

RACHEL : Pourquoi est-ce que cet autre homme se soucie d’elle ?

 

MICHAEL : Vous parlez de Rodney ? Et bien, parce qu’il veut la retrouver lui aussi.

 

RACHEL : Est-ce qu’il l’aime ?

 

MICHAEL : Oui, il voulait se marier avec elle… Rachel, est-ce que vous avez vue Allison ? Est-ce que vous l’avez vue ?

 

RACHEL : Non.

 

MICHAEL : Alors, comment avez-vous eue le bracelet ?

 

RACHEL : Je l’ai trouvé.

 

MICHAEL : Où ?

 

RACHEL : Je ne m’en souviens pas.

 

MICHAEL : Rachel.

 

RACHEL : Je l’ai trouvé. Il est à moi maintenant.

 

MICHAEL : Essayez de vous rappeler où vous l’avez trouvé. C’est très important.

 

RACHEL : Je veux partir maintenant. Vous ne pouvez pas me garder ici. Je veux partir.

 

MICHAEL : Rachel.

 

RACHEL : Je pensais que vous étiez différent. Je pensais que vous vouliez réellement guérir ma jambe. Et me faire aller bien.

 

Musique d’ambiance.

 

RACHEL : Mais vous ne vous souciez pas de moi. Vous êtes comme les autres. Vous ne vous souciez pas de moi. Maintenant, je veux partir.

 

MICHAEL : Très bien, je vous laisse partir. Je veux que vous pensiez à quelque chose lorsque vous serez assise seule dans votre chambre. La fille qui portait ce bracelet est perdue quelque part. Et à l’heure actuelle, ses parents sont perdus, eux aussi, parce qu’ils ne savent pas où la chercher. Chaque jour qui passe est une éternité pour eux. Si vous pourriez juste leur dire quelque chose, vous pourriez rendre les choses plus faciles pour eux.

 

RACHEL : Je veux partir.

 

 

DANS LE PROCHAIN EPISODE

Chris parle avec Sandy, Hannah avec Rodney et Peyton.

 

CHRIS : Lee a tué Ann Howard, et tu le sais aussi bien que moi.

SANDY : Tu as menti. Tu étais assis sur la chaise des témoins et tu as enchaîné mensonges sur mensonges.

 

HANNAH : J’ai peur. C’est l’épreuve d’aller dans ce tribunal, de me soumettre à des questions sans fin qui me fait peur. Cela pourrait prouver beaucoup ?

RODNEY : A qui, Mme Cord ? Mon grand-père, ou vous ?

 

 
 

ÉPISODE 279

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